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Autofictions

Au-delà de l'étude scientifique des textes évoquant le Je, au-delà du questionnement de l'expression du Je dans les arts en général, nous souhaitons proposer, lorsqu'iels nous touchent, de mettre en avant des auteur.ice.s qui questionnent leur Je en s'écrivant. Leurs textes sont à découvrir dans nos numéros thématiques ainsi que dans notre rubrique Varia.

Laurent Herrou

« Je travaillais à l’hôpital la nuit où une infirmière avait été décapitée par l’un des patients du service psychiatrique dans lequel elle était de garde. ///

 

Penny Dreadful

Caza

« Je me suis levé pour fuir une discussion en compagnie de Jules et Jim autour d'une table qui n'en finissait pas (la discussion, pas la table). ///

Les deux bouts de la nuit

Renée Zachariou

« Je commence par ouvrir la fenêtre. Je tourne le pommeau ovale et doré vers la droite, puis je tire la vitre vers moi pour atteindre les volets. /// 

Un volet, puis l'autre

Marion Dorval

« Aux abords du noir, il y a la tendresse.

Elle nous demande de nous bercer, ça tombe bien puisqu’il est l’heure de dormir. Je veux écrire pourtant. ///

Enfin prendre forme

Antoine Moreau

« Nous sommes le 1er jour de l’année. Me suis couché tard, me suis levé tard, un peu dans le coaltar. Nous sommes mercredi, demain jeudi, le son des mots vient se jouer du sens. /// 

Me suis couché tard, me suis levé tard

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Laurent Herrou

Laurent Herrou écrit et publie depuis 2000. Reconnu dans le domaine de l’autofiction (Les enjeux de la chair dans l’écriture autofictionnelle, EME Editions 2017, Louvain-La-Neuve), son travail interroge tout autant le quotidien que le geste d’écrire lui-même, ses rites, sa nécessité, son impératif.

Laurent Herrou
© Laëtitia Gossart (Villequiers, 2018)